Grossesse molaire – symptômes, diagnostic, traitement

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Une grossesse molaire survient lorsque le tissu entourant un ovule fécondé se développe anormalement. Une série de symptômes peuvent apparaître dès le quatrième mois de la grossesse, mais souvent la grossesse molaire est découverte lors d’une fausse couche.

Le traitement comprend généralement une dilatation et un curetage (D&C) à la suite de la fausse couche pour enlever le tissu molaire dans l’utérus qui, s’il n’est pas enlevé, présente un faible risque de se transformer en cancer.

En Nouvelle-Zélande, on estime qu’une grossesse sur 1000 sera une grossesse molaire.

Une grossesse molaire est également connue sous le nom de molaire hydatiforme. Le tissu entourant l’ovule fécondé, qui se développe normalement dans le placenta, forme à la place une masse ressemblant à un graphe à l’intérieur de l’utérus.
Il existe deux types différents de grossesse molaire :

Grossesse molaire partielle

En plus des tissus anormaux, certains tissus normaux de la grossesse se développent, par exemple : un fœtus, un tissu amniotique ou un cordon ombilical. Si un fœtus se développe, il mourra presque toujours au début de la grossesse à cause de cette affection. Il est très rare qu’un fœtus survive jusqu’à son terme dans le cas d’une grossesse partiellement molaire.

Grossesse molaire complète

Dans cette forme de grossesse molaire, aucun tissu de grossesse normal ne se développe.

Causes et facteurs de risque

La cause de la grossesse molaire n’est pas entièrement comprise mais on pense qu’elle est liée à des problèmes d’information génétique d’un ovule ou d’un spermatozoïde.

Le fait d’avoir déjà eu une grossesse molaire augmente les chances d’avoir une autre grossesse molaire de 1 sur mille à entre 1 sur 100 et 1 sur 50. L’âge maternel est également un facteur de risque : une grossesse molaire est plus probable chez une femme de moins de 20 ans ou de plus de 35 ans.

L’affection est généralement bénigne (non cancéreuse). Toutefois, les grossesses molaires peuvent devenir cancéreuses si elles ne sont pas retirées. Les chances qu’une grossesse molaire devienne cancéreuse sont plus élevées dans le cas d’une grossesse molaire complète que dans le cas d’une grossesse molaire partielle.

Signes et symptômes

Les femmes ayant une grossesse molaire auront un test de grossesse positif et les mêmes symptômes précoces d’une grossesse normale. Pendant les trois ou quatre premiers mois, il est possible qu’il n’y ait aucun signe de problème de grossesse.
Toutefois, des signes et des symptômes d’une grossesse molaire peuvent alors apparaître et peuvent inclure :

  • Croissance de l’utérus plus rapide que d’habitude
  • Sautes vaginales ou pertes sombres du vagin en début de grossesse
  • Nausées et vomissements, qui peuvent être graves
  • Passage de tissus ressemblant à du gravier provenant du vagin
  • Absence de mouvements ou de battements cardiaques du fœtus
  • Haute pression sanguine
  • Hyperthyroïdie – une surproduction d’hormones thyroïdiennes, qui peut entraîner une perte de poids et une augmentation de l’appétit.

Diagnostic

Dans la plupart des cas, la grossesse molaire est découverte lors d’une fausse couche. Si une grossesse molaire est suspectée avant qu’une fausse couche ne se produise, elle peut généralement être détectée par échographie.

Les analyses de sang et d’urine peuvent être utilisées pour détecter des niveaux anormalement élevés de gonadotrophine chorionique humaine (hCG). Il s’agit d’une hormone normalement produite pendant la grossesse, mais présente à des niveaux beaucoup plus élevés lors d’une grossesse molaire. Une échographie peut également être réalisée.

Traitement

Dans la plupart des cas, la grossesse molaire fait une fausse couche spontanée au quatrième mois de la grossesse. Une dilatation et un curetage (D&C) sont généralement effectués quelques jours après la fausse couche pour s’assurer qu’il ne reste pas de tissu molaire dans l’utérus. Le D&C est une intervention chirurgicale mineure qui est effectuée sous anesthésie générale.

Si la grossesse molaire ne fait pas spontanément une fausse couche, la femme peut recevoir un médicament pour déclencher l’utérus afin de libérer la grossesse. Là encore, cette intervention est généralement suivie d’un D&C.

Si la grossesse molaire ne fait pas de fausse couche malgré l’administration de médicaments, une procédure appelée aspiration peut être effectuée. Cette procédure est similaire à un D&C. Au cours de l’intervention, une anesthésie générale est pratiquée, le col de l’utérus est ouvert et la grossesse molaire est retirée à l’aide d’un instrument d’aspiration doux. L’utérus est ensuite vérifié pour s’assurer que tout le tissu molaire a été enlevé.

Pour les femmes plus âgées qui ne veulent plus d’enfants, une hystérectomie peut être envisagée, car elle élimine le risque de développement d’un cancer à la suite de la grossesse molaire.

Suivi

En raison du risque que les cellules molaires anormales laissées dans l’utérus continuent de croître (maladie trophoblastique persistante) ou se transforment en cancer (choriocarcinome), une surveillance de 2 à 12 mois est généralement nécessaire. Des analyses sanguines régulières sont effectuées pour surveiller la baisse du taux de hCG. Des niveaux élevés de hCG après la fin de la grossesse peuvent indiquer que tout le tissu molaire n’a pas été enlevé ou qu’un cancer se développe à la suite de la grossesse molaire.

Pendant le suivi de l’affection, il est important d’éviter toute grossesse.
Cela peut durer jusqu’à un an, bien que les recommandations diffèrent d’une femme à l’autre.

Références:
http://nationalwomenshealth.adhb.govt.nz/Portals/0/A%20to%20Z/M%20to%20S/M/M%20Molar%20pregnancy%20(Hydatidiform%20mole).pdf

http://www.mayoclinic.org/diseases-conditions/molar-pregnancy/basics/definition/con-20034413
http://www.nhs.uk/conditions/Molar-pregnancy/Pages/Introduction.aspx

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